Coaching systémique: La sagesse du vivant à l'heure de l'IA

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Quand la technologie accélère, le vivant rappelle l’essentiel

Nous vivons une époque fascinante : intelligence artificielle, automatisation, data, vitesse permanente.
Chaque jour, nos outils gagnent en puissance, au point d’éclipser parfois nos propres capacités humaines.

Et pourtant… plus les machines progressent, plus une question essentielle s’impose :

Qu’en est-il de notre intelligence organique — celle des systèmes vivants que nous sommes et auxquels nous appartenons ?

La sagesse du vivant nous rappelle cette intelligence ancienne, inscrite en nous :
une intelligence qui nous invite à évoluer avec le mouvement plutôt que contre lui.

Je n’ai rien inventé : cette sagesse m’a été transmise, enseignée par les systèmes vivants eux-mêmes et parcelles et ceux qui en ont fait une voie.
Je la fais vivre aujourd’hui dans mes accompagnements.

Les systèmes vivants : une intelligence plus ancienne que nous

Celles et ceux qui observent les systèmes vivants — chercheurs, scientifiques, praticiens, accompagnants —s’accordent sur une même évidence :

Les systèmes vivants sont des organisations composées d’éléments en mouvement et en interaction permanents, où tout s’ajuste en continu et en autonomie.

Même s’ils peuvent sembler chaotiques, ils avancent, évoluent et se transforment en réponse constante à leur environnement.

C’est une manière d’être au monde :
une intelligence d’adaptabilité, d’auto-régulation et d’apprentissage continu.

Les principes du vivant : un langage universel pour nos organisations

Les systèmes vivants obéissent à des principes simples et puissants.
Ils ne relèvent ni d’une culture, ni d’une idéologie, ni d’un modèle économique:
ils sont universels, observables partout sur Terre.

S’en inspirer ne consiste pas à inventer un modèle supplémentaire,
mais à se reconnecter à un langage déjà connu des forêts, des mangroves, des essaims, des récifs… et de nos propres cellules.

Appliquer ces principes dans nos organisations permettrait :

  • des relations plus harmonieuses,
  • des collectifs plus robustes,
  • des environnements plus écologiques et     durables,
  • des décisions plus ancrées dans la réalité     du monde.

À l’échelle globale, cette approche pourrait devenir un véritable cadre d’harmonisation :
un référentiel inspiré par les lois systémiques qui gouvernent déjà tous les écosystèmes terrestres.

Ce n’est pas un idéal abstrait:
c’est reconnaître que nos organisations sont, elles aussi, des systèmes vivants.

🌉 Et le temps, dans tout ça ?

Paradoxalement, reconnaître la nature vivante de nos organisations ouvre une perspective… et se heurte à un défi majeur :

Comment concilier :

• le temps du vivant — fait de maturation, de transitions et d’ajustements,
• et le temps des organisations — fait de délais, d’objectifs et d’urgence ?

En effet, nos organisations vivent hors sol.
À force de chercher la performance, nous avons construit des structures qui s’élèvent, se complexifient, s’accélèrent.
Gratte-ciels, process, reporting, tableaux de bord : tout monte, tout s’empile, tout s’intensifie.

Nous vivons et décidons “en hauteur”, loin du terrain, loin des rythmes naturels, loin de la respiration.
Et dans un monde accéléré par l’intelligence artificielle, le temps se contracte jusqu’à devenir pression continue.

Alors…

C’est là que le coaching retrouve tout son sens :

un espace de respiration qui reconnecte le sommet et le sol,
l’urgence et la lucidité,
l’individu et le système.

Un lieu pour ralentir, observer, clarifier —
et repartir aligné.

Le temps du vivant : un rythme, pas un calendrier

Nous utilisons souvent les quatre saisons pour illustrer les rythmes naturels : repos, émergence, croissance, décroissance.
Mais sous les latitudes tropicales — comme chez nous en Martinique — les cycles suivent d’autres logiques : pluies, sécheresse, vents, lumière.

Les transitions y sont plus souples, plus organiques.

Au-delà des modèles, une vérité demeure :

Les systèmes vivants évoluent par alternance, pas en continu.

Élan et pause.
Expansion et repli.
Action et décantation.

Ce rythme assure la durabilité— des individus comme des organisations.

Le temps du vivant… et le temps de la décision

Nos organisations fonctionnent souvent en flux tendu : on avance, on produit, on enchaîne — parfois jusqu’à la perte de clarté.

Or une décision juste demande un temps de décantation.

Les systèmes vivants alternent toujours mouvement et repos :
c’est ce qui leur permet de percevoir, d’ajuster, de choisir.

Le coaching n’est pas un luxe :

c’est un régulateur de lucidité.

Un espace où le temps se pose pour permettre au discernement d’émerger.

Une sagesse écologique et relationnelle

La sagesse du vivant n’est pas seulement une philosophie :
c’est une éthique et une posture.

Elle invite à honorer les liens, reconnaître l’interdépendance
et remettre la puissance là où elle opère réellement :
dans la relation, l’écoute, la co-création.

Cette sagesse ouvre une voie :
des organisations plus humaines, plus apprenantes, plus durables.

Et vous ?

Dans quelle saison intérieure se trouve votre organisation ?

Floraison, maturation, transition…
Ou ce moment fécond où il est temps de laisser tomber les feuilles pour préparer le renouveau ?

Comme les arbres, autorisez-vous l’automne :
laissez tomber ce qui vous alourdit pour faire place au souffle neuf.

Et faites-vous accompagner pour retrouver votre rythme, clarifier vos décisions
et vous reconnecter à ce qui fait vraiment grandir :

l’intelligence des systèmes vivants.

LANTERN — pour réapprendre à respirer avec la vie, ensemble.